Burkina Faso : le cycle des violences s’accélère

Après le Mali, c’est le Burkina Faso qui s’enfonce inexorablement dans le cycle des violences. Au vu de la situation au Cameroun, il n’est d’ailleurs qu’une étape dans la spirale de la violence entamée au Nigeria et au Soudan.

Car, si vous regardez chaque pays à son rythme suit les mêmes étapes avec des nuances nationales dans les raisons et les modalités.

Il reste qu’à chaque fois les morts sont les mêmes…

La grande tradition de fierté et d’indépendance du Burkina, pousse …une partie de la population à voir ces attaques comme une manœuvre étrangère. Une version géopolitique du pompier pyromane selon M. Korbéogo.

Ils ont, à mon avis, raison et tort à la fois.

Raison car la coopération militaire avec la France, a permis aux militaires du Faso de se reposer sur les moyens et les tactiques françaises. Cela les a rendu dépendant et apparemment incapable de gérer la situation.

Tort car le djihadisme ne naît pas n’importe où et sur une simple volonté étrangère. C’est toujours dans les périphérie qu’il commence son œuvre jusqu’à frapper le cœur.

Nous avons vécu cela même en France où ceux qui nous ont frappés se sentaient, à tords ou à raison, rejeté et cantonné dans les zones périphériques de la société.

Et tant qu’on en sera à la recherche de coupables réels ou imaginaires, la crise humanitaire enflera. Rappelons que selon le HCR, elle atteint 1,5 millions de Burkinabés.

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