Le basculement de l’Arménie
Pris entre la désillusion de son alliance avec la Russie et les incertitudes d’un nouvel environnement géopolitique, l’Arménie amorce un basculement stratégique majeur. À la suite des défaites au Haut-Karabakh et de l’inaction de Moscou, le premier ministre Nikol Pachinian engage son pays sur une voie plus pragmatique, tournée vers l’Europe, les États-Unis et même la Turquie. Un repositionnement contraint, au cœur d’un Caucase redessiné par les rivalités de puissances et les recompositions régionales.